Bien-être, mal-être, connaissance de soi, connaissances des autres : où en sommes-nous ?

2019-07-03T14:11:01+01:00

Bien-être, mal-être, connaissance de soi, connaissances des autres : où en sommes-nous ?

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Nous nous sommes réunis pour la 5ème édition du Petit-Déj’ RH, sur le thème du “Bien-être, mal-être, connaissance de soi, connaissance des autres : où en sommes-nous ?”, co-animé par Sabine Devilliers, co-associée de One Conciergerie et Marc Lévi, psychanalyste et fondateur de 2LConseil.

Bien-être, mal-être : où en sommes-nous ?

Le désengagement des salariés en Europe représente 20 milliards d’€, il est grand temps de trouver les solutions adaptées aux entreprises. C’est pourquoi, afin de résoudre les problématiques de mal-être, de burn-out et de dépression au travail, le bien-être et la QVT sont au coeur des discussions et des débats actuels. Nous entendons de plus en plus parler de bien-être, de bonheur au travail, de RSE… Tout cela peut porter à confusion.

Marc Lévi nous raconte par exemple une anecdote: “Nous avons envie d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, mais nous sommes-nous déjà demandé de quoi serait faite notre journée parfaite ? “ Comment définissons-nous notre journée idéale?

Si nous avons nous-même des difficultés à nous connaître nous-même, il est encore plus difficile pour les RH d’avoir conscience de nos problématiques et de pouvoir nous proposer les solutions idéales pour améliorer le bien-être en entreprise.

Il nous est donc paru important de débattre au sujet de la connaissance de soi et des autres en entreprise. Alors, nous réfléchirons dans un premier temps à ce que peut vouloir dire le bien-être. Dans un second temps, nous aborderons les actions à mettre en place en entreprise, qui ont du sens et qui peuvent répondre à plusieurs objectifs définis.

Connaissance de soi, connaissance des autres

La connaissance de soi passe d’abord par la connaissance de son corps, d’où l’importance du sport ou encore du massage dans les pratiques QVT. En effet, le sport (sans la notion de performance qui peut devenir nocive) aide à la prise de conscience du corps. Il faut apprendre à accueillir ce qu’on est et à s’autoriser à être qui on est. Mais nous pouvons nous demander comment communiquer sur qui nous sommes? Il est très important de pouvoir s’exprimer sur qui on est, sur ce qu’on pense au travail et de savoir le faire au bon moment et de la bonne manière. De fait, il faut mettre à disposition des collaborateurs des actions telles que le sport, le théâtre, ou encore des séances de massage pour que les collaborateurs puissent se réapproprier leur espace physique et corporel et de ce fait parvenir à s’exprimer pour éviter une implosion et pour leur permettre de se libérer.

Nous cherchons à connaître les autres avant d’apprendre à se connaître soi-même alors que la connaissance des autres passe d’abord par une bonne connaissance de soi. Le théâtre peut favoriser le contact et le lien avec les autres, en faisant participer les collaborateurs volontaires à des jeux de rôle. Alors les émotions d’habitude filtrées pourront émerger et le concept de l’effet miroir pourra se concrétiser et améliorer la résolution des problèmes.

Stop aux actions “Pansements”

Les entreprises ont tendance à faire appel à des organismes ou des entreprises de bien-être au travail de façon ponctuelle, seulement lorsqu’il y a une urgence pour “panser” les problèmes d’absentéisme, d’implication etc des collaborateurs.

Alors que ce qui permettrait une réelle amélioration des problématiques internes, est une réflexion sur les objectifs des actions bien-être que les entreprises souhaitent mettre en place en leur sein, du sens qu’elles veulent leur donner et aux intentions qui se cachent derrière. En effet, l’action sans intention (sport, méditation, outils ludiques au travail) ne mène pas à grand chose. Il faut penser et panser en profondeur plutôt que traiter juste les symptômes.

Les entreprises ont donc besoin d’être sensibilisées et aidées sur les problématiques de QVT pour répondre aux besoins des collaborateurs de façon impactante et réfléchie et non uniquement d’implémenter des solutions sans avoir idée des problèmes fondamentaux à l’origine des dysfonctionnements.

Aider les entreprises

Le responsable des ressources humaines est celui qui analyse, propose et implémente des solutions bien-être en entreprise. Nous voyons de plus en plus de nouveaux métiers se créer comme par exemple le Chief Happiness Officer. Le rôle des ressources humaines de demain ne sera plus uniquement dans la gestion (gestion de paie, recrutement, …) mais davantage porté sur la gestion de l’humain en entreprise.

Les responsables RH doivent questionner de façon précise leurs collaborateurs en interne afin de définir les problèmes, et de trouver des solutions adaptées à ceux-ci.

Certains acteurs se sont spécialisés dans le bien-être en entreprise et sont en fait des “boîte-à-outil” (telle qu’une séance de méditation, une séance de massage, théâtre, xi conq, …) pour les entreprises. Ensuite, le rôle des RH en interne est d’analyser la situation et de choisir quels outils seront efficaces pour améliorer la QVT.

Dans certaines entreprises, des ambassadeurs/sentinels sont mis en place afin de repérer les problèmes internes des entreprises. Il s’agit d’actions relativement nouvelles et elles posent de nouvelles problématiques: il faut trouver un équilibre entre le manque d’intérêt pour nos collaborateurs (situation récurrente dans le passé) et l’empathie excessive que les jeunes générations peuvent avoir à l’égard de leurs collègues. Cette dernière finit par être contre productive. Les sentinels doivent certes être des individus empathiques mais ils ont besoin d’être formés à la gestion des problèmes des autres.

C’est d’ailleurs un sujet que nous abordons lors des Petit-Déj’ RH sur le thème du “bien-être de la fonction RH”.

Article co-écrit par Naomi Dupont et Mathilde Philippe ; Réunion co-animée par Sabine Devilliers et Marc Levi.

Dupont Naomi